Anglais à l'université : Bayrou "perplexe"

Publié le par thiaisdemocrate

bayrou accuseCe lu pour vous, Paris Normandie, le 23 Mai 2013

François Bayrou (MoDem), ancien ministre de l'Education nationale, a expliqué ce mercredi être partagé "entre perplexité et fou-rire" à propos de la question de l'extension des cours en anglais dans les universités prévue dans le projet de loi sur l'enseignement supérieur et la recherche.

"On s'est glorifié, gargarisé sous le précédent gouvernement, à mon avis excessivement, du fait qu'on avait rendu les universités autonomes. Et aujourd'hui il faut une loi pour savoir si on a le droit de faire un enseignement en anglais? C'est complètement ridicule", dit-il.

Sur le fond, l'ancien candidat à la présidentielle féru de langue française, estime qu'aujourd'hui "tout le monde sait bien qu'il faut une maîtrise de la langue anglaise". "Le bain linguistique, le fait qu'on ancre les étudiants dans la langue anglaise pour faire cours, ça existe depuis des décennies et même dans beaucoup de lycées. Vous voyez bien que c'est une chose paradoxale et stupéfiante qu'il faille une loi pour savoir comment une université doit organiser ses cours...", insiste-t-il.

 

Commentaires d'Aymeric BRELLMANN, Responsable du MODEM de Thiais:

Je suis un peu stupéfait de découvrir une loi de cette stupidité. Apprendre l'Anglais, et travailler à un meilleur apprentissage de l'Anglais, soit. Mais là, cela me semble aller un peu loin: imaginons faire des cours de littérature française en Anglais, des cours d'histoire de France en Anglais ou expliquer les théories de Descartes en Anglais. Ceci serait autant curieux que scandaleux.

L'université française doit donner le goût de la langue de Molière, cette langue si belle et si riche, la langue des intellectuelles d'ailleurs durant des siècles, celle de la patrie des droits de l'homme. Une langue véhicule une culture, un passé,...

 Arrêtons le déclassement perpétuel de notre pays: notre pays est toujours en train de se comparer à d'autres, notre pays s'excuse continuellement de son histoire, notre pays maintenant va faire reculer dans l'enseignement supérieur la pratique de sa propre langue.

Il ne s'agit pas de refuser de s'ouvrir aux autres, mais pour commencer à s'ouvrir sur les autres et aimer les autres, il faut commencer par s'aimer soit même: c'est ce que l'on appelle la francophonie, dont nos cousins du Canada "Les québécois", savent plus que tout autres ce que représente l'hégémonie de la culture et de la civilisation anglophone.

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