Bayrou se dit "prêt à aider" le pays
Ce lu pour vous, le Figaro.fr, le 25 Mars 2013
Le président du Modem, François Bayrou, a déclaré aujourd'hui ne pas être d'accord "avec la politique suivie aujourd'hui" et avoir pour ambition de "défendre devant le pays" le seul chemin qu'il croit "possible pour qu'il s'en sorte". "J'ai souvent refusé d'entrer au gouvernement car je n'étais pas d'accord avec la politique suivie et je ne suis pas d'accord avec la politique suivie aujourd'hui", a expliqué le leader centriste au site Atlantico, qui l'interrogeait sur son avenir politique personnel. "Le jour où le peuple français aura choisi la voie courageuse de son redressement, je serai heureux et prêt à aider à la place que je pourrais occuper", précise-t-il.
M. Bayrou,qui a voté Hollande au second tour de la présidentielle 2012, juge positifs le "climat moins violent" de la société française depuis cette élection, "la manière dont a été décidée et conduite l'intervention au Mali" ou encore "les négociations syndicats/ patronat". Mais il regrette en revanche que la politique "de l'offre et la compétitivité" annoncée par François Hollande ait été "mal ou trop peu" réalisée.
S'il avait été au pouvoir, François Bayrou explique que, pour sa part, il aurait "immédiatement fait la moralisation de la vie publique (...), imposé le pluralisme dans la représentation et incarné une présidence non partisane, non clanique avec des nominations non soupçonnables du point de vue de la compétence et de l'objectivité". "J'aurais concentré tous les moyens du pays (...) autour de la question du produire en France, simplifié l'organisation de l'Etat et essayé d'être le président de toutes les sensibilités du pays, pas seulement de ceux qui politiquement me soutiennent", ajoute-t-il
Commentaire d'Aymeric BRELLMANN, Responsable du Centre pour la France -MODEM à Thiais:
Il est certain que le manque de courage du gouvernement actuel est patent. Qu'attendons nous ? Il faut réformer notre pays, réforme de la politique familiale, réforme des retraites, réforme de l'Etat, du millefeuille territorial, réforme du régime chômage des intermittents du spectacle (leur nombre ayant doublé en 12 ans), réforme de la formation professionnelle devant être réorientée vers les chômeurs,...
Le travail est devant nous, mais possible car notre pays est formidable.
N'ayonspas honte d'être Français et considérons que la production, le savoir faire "français", notre personnel qualifié sont des atouts importants pour le redressement de notre pays.
Si nous savons travailler tous ensemble, sans clivage partisan alors, nous progresserons. Il a des hommes de droite modérée, de gauche moderne, du centre ,des bonnes volontés de toutes sensibilités qui permettront demain de faire de la France, un pays qui gagne !!!