BAYROU VEUT PLUS DE TEMPS D'ANTENNE
Comme en 2007, le patron du Modem dénonce la part belle faite au PS et à l'UMP à la radio et à la télévision.
Et le revoilà tel qu'en, 2007, remonté telle une pendule, à l'assaut des médias... François Bayrou a de nouveau dénoncé samedi "la monopolisation de toutes les émissions et de toutes les ondes" par les deux candidats du PS et de l'UMP, en expliquant que "les Français ne se laisseront pas enlever leur liberté de choix."
L'eurodéputée Marielle de Sarnez, sa directrice de campagne, a écrit au CSA fin janvier pour lui demander de faire respecter les règles d'équité entre les candidats, après avoir constaté "un déséquilibre flagrant" dans les temps d'antenne en faveur de François Hollande et Nicolas Sarkozy. "Je remercie les chaînes d'être là et d'avoir pris en compte la remarque que Marielle de Sarnez a faite en mon nom", a lancé François Bayrou en ouverture d'un forum consacré à l'éducation.
"Equité, cela veut dire équilibre et justice", a-t-il poursuivi. "Il y a des règles et nous avons bien l'intention de les faire respecter", a souligné François Bayrou, en dénonçant l'expérience des scrutins présidentiels précédents. On a essayé "de faire croire aux Français qu'en fait, il n'y avait pas de premier tour, que le premier tour était une formalité et que c'était seulement l'affrontement que l'on prédit ou que l'on prévoit (...) c'est-à-dire l'affrontement entre le candidat PS et celui de l'UMP", a-t-il dit. "Et bien cela, ce n'est pas le pluralisme et les Français ne se laisseront pas enlever la liberté de choix, qui est leur véritable pouvoir sur cette élection, comme disent les plus jeunes d'entre nous, 'même pas en rêve'", a-t-il conclu.
Le refrain est connu et François Bayrou épouse ici les propos d'une Marine Le Pen et d'un Jean-Luc Mélenchon, également critiques, sur les médias. Imposé par le CSA, le respect de l'équilibre du temps de parole devrait obliger les chaînes à ouvrir un peu largement leurs antennes aux "petits" candidats: une règle devenue ingérable.
Commentaires du MODEM de Thiais: Ah, quand il s'agit d'écarter le pluralisme démocratique, le PS et l'UMP savent trouver un terrain d'entente. Mais nos idées passeront, car il n'y a de peurs que lorsque l'on dit la vérité. Pour le MODEM de Thiais, Aymeric BRELLMANN