François Bayrou redonne de la voix sur les affaires

Publié le par thiaisdemocrate

canalplusgrandjournalbayrouCe lu pour vous, Les Echos, le 12 juin 2013

 

« Changer de politique, car la boîte à outils est insuffisante », lâche-t-il aux « Echos ». Plaider le rassemblement. Dénoncer les « abus de pouvoir », du titre de l'un de ses essais sur les débuts du quinquennat de Nicolas Sarkozy.

A la faveur des affaires, François Bayrou redonne de la voix. Reprend son bâton de pèlerin. et ses chevaux de bataille. Pointant, dans l'affaire Tapie, « l'organisation, au coeur de l'Etat, d'une opération de détournement de 400 millions d'euros », comme il l'a redit hier matin sur BFMTV-RMC. Une opération « qui n'a pas pu se faire sans l'accord officiel du ministère de l'Economie et sans la bénédiction évidemment du plus haut sommet de l'Etat », martèle celui qui a proposé un référendum sur la moralisation de la vie politique et a été, en pleine tourmente Cahuzac, le seul homme politique à effectuer une percée dans les baromètres de popularité et demeure régulièrement cité comme l'un des politiques préférés des Français pour remplacer Jean-Marc Ayrault à Matignon.

 

Et François Bayrou d'estimer, volontiers vigie du quinquennat de François Hollande pour lequel il a voté « à titre personnel » au second tour de la présidentielle, que le chef de l'Etat n'a pas renié ses engagements sur la justice. « Il y avait une promesse importante, y compris à mes yeux, qui était de dire "je laisserai travailler la justice", et cette promesse pour l'instant est tenue, y compris contre le gouvernement, on l'a vu avec l'affaire Cahuzac, c'est notable », a souligné hier l'élu du Béarn. Sans épargner pour autant François Hollande quant à ses promesses sur le cumul des mandats, « une représentation plus juste des Français et de leur courant d'opinion », ou encore le financement des partis. « Nous n'en entendons pas un mot, cingle-t-il, […] c'est une erreur. » Une stratégie, estime-t-il, d'évitement de la part de François Hollande.

Recomposition politique « inévitable »

« Je vais faire un peu de guerre là-dessus », prévient celui qui se prononçait il y a quelques semaines en faveur d'un gouvernement « d'unité nationale » et demande aujourd'hui « un changement de politique, car la boîte à outils est insuffisante ». Mais, assure un proche, « il ne sollicite rien de François Hollande, ne veut pas être appelé dans un gouvernement comme caution, il veut une recomposition politique ». Et, poursuit ce proche, une petite musique se développe autour de cette analyse qui voudrait qu'une recomposition soit inévitable, avec un PS confronté « à la bombe à retardement du redressement national et une UMP à celle du Front national ».

Toute la question pour François Bayrou étant de savoir quand et comment elle aura lieu. Autour des retraites, quand il estime que François Hollande n'a pas la majorité pour une grande réforme ? Et aussi s'il en bénéficierait, lui qui aborde les scrutins à venir à la tête d'un parti exsangue. Vigie populaire et « régulièrement consulté », ne manque-t-il jamais de rappeler. Mais vigie solitaire

 

Commentaires d'Aymeric BRELLMANN, Responsable du MODEM de Thiais:

A l'heure où nous demandons des efforts aux Français, il est important que chacun paie les impôts qu'il doit, que les efforts soient au final partagés par tous et pas seulement par les retraités (qui avec la réforme des retraites vont probablement voir leurs pensions s'éroder), aux actifs (qui voient souvent leurs salaires stagnés, ou aux chefs d'entreprises et notamment des chefs d'entreprise des PME se voient acculer par les charges.

Le cumul des mandats doit cesser et l'UMP et le PS souvent de mêches doivent pouvoir se mettre d'accord pour faire une vraie réforme en la matière.

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