L'ex-candidat à la présidentielle, qui a rassemblé samedi les centristes européens, est déçu par François Hollande.

Publié le par thiaisdemocrate

F.BayrouCe lu pour vous, le JDD, le 24 juin 2013 [Extraits]

L'ex-candidat à la présidentielle, qui a rassemblé samedi les centristes européens, est déçu par François Hollande.

Un an après sa défaite aux législatives, François Bayrou a renoué hier avec les estrades parisiennes. "Nous sommes là pour relever le défi du débat pour l'Europe", a-t-il lancé lors d'un forum du Parti démocrate européen, dont il est cofondateur. Le centriste a appelé, comme Jean-Louis Borloo il y a quinze jours dans le JDD, au "rassemblement des Européens" pour répondre aux extrêmes dans la perspective des échéances de 2014. Sans dire en aucune façon s’il serait lui-même candidat. Depuis son échec à la présidentielle et aux législatives, suite à son vote Hollande, Bayrou a observé, commenté, écrit, puis fini par cesser d’espérer que le nouveau président crée la "majorité centrale réformiste" qu’il appelle de ses voeux. "François Hollande est un homme avec qui je m’entends bien, intelligent mais totalement prisonnier d’une majorité verrouillée", remarquai-t-il vendredi dans son bureau, au siège du MoDem, désormais loué en partie à un cabinet d’audit, le prix des déconvenues électorales.

Deux fois, depuis le début de l’année, le pouvoir socialiste, sur le contingent du ministère de l’Intérieur d’abord, puis sur celui de l’Assemblée, a voulu remettre au centriste la Légion d’honneur. Bayrou a refusé net ces lots de consolation. Il s’en explique aujourd’hui : "On n’accepte pas une décoration venant du pouvoir quand on est un homme politique indépendant." Alors s’il ne veut ni ne peut pour le moment rien attendre de la gauche, la division, inéluctable à ses yeux, de l’UMP sous les coups de boutoir du FN, facilite, selon lui, la recomposition du paysage politique. "Le plus probable, c’est que des passerelles se bâtissent entre la droite républicaine et nous. Mais l’état du pays voudrait que ce soit plus large encore", dit-il, assurant qu’il "travaillera de toutes ses forces" au rassemblement. C’est déjà le cas à Pau, où il prépare l’union de la droite face à la maire PS sortante, qui avait eu le mauvais goût de le battre en 2008.

 

Commentaires d'Aymeric BRELLMANN, Responsable du MODEM de Thiais:

Sachons unir nos forces, sachons réunir les forces vives de la nation pour une "majorité centrale réformiste". Des hommes de droite, des sociaux démocrates qui tous derrière leur étiquette, veulent travailler ensemble pour sortir notre pays, nos villes en 2014, puis nos régions en 2015 des vieilles recettes qui ne fonctionnent plus.

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