LE CENTRE MIRAGE OU REALITE ?

Publié le par thiaisdemocrate

Ce lu pour vous, Média Web.fr,le 24 novembre 2012
 
MoDem, UDI, UDF, Alliance centriste, autant de courants qui constituent l’échiquier politique. Difficile de se forger une opinion et de comprendre les enjeux des idées centristes. Conflits d’intérêts et luttes de pouvoir, accointances avec la droite ou avec la gauche, à l’œuvre en politique, le centre connaît maintes péripéties et peine à conserver cohésion et cohérence. Un feuilleton à la Dallas avec ses coups bas et ses intrigues. Le concept politique de centre a-t-il encore de la valeur ? Ne se délite-t-il pas dans ses multiples segmentations ? En bref le centre a-t-il encore un avenir politique ? Focus sur le centre.

Un peu d’histoire

Jean Lecanuet Valéry Giscard d'Estaing Hervé Morin Jean Louis Borloo François Bayrou
Jean Lecanuet     Valéry Giscard d'Estaing    Hervé Morin        Jean Louis Borloo       François Bayrou

De prime abord, la notion même de centre ne semble pas poser de difficultés si l’on s’en tient à sa définition. Mais l’évidence n’est pas de mise en politique. Théoriquement, le parti du centre désigne une force politique indépendante de la droite et de la gauche, ou participant alternativement à des coalitions avec la droite et la gauche. En bref, le centre apparaît comme un parti charnière, qui peut influer sur les votes des électeurs et faire pencher la balance à droite ou à gauche. Ce parti témoigne d’une histoire plus que mouvementée ! En politique, le centre se laisse difficilement appréhender dans ses programmes, c’est là son principal handicap.
La première apparition d’un centre politique remonte à la Révolution française. Dans l’Assemblée de 1971, le centre rassemblait des députés attachés aux conquêtes et principes de 1789.

À l’origine, le centre était composé, au début de la Ve République de deux entités : une aile chrétienne (le Mouvement Républicain populaire) et d’une aile laïque (le Parti Radical). Après l’élection présidentielle de 1965, le Mouvement Républicain populaire (MRP) se transforme en un Centre Démocrate, coalition centriste indépendante représentée à l’assemblée Nationale par le Groupe Progrès et Démocratie Moderne (PDM). De son côté le parti radical vire à gauche pour devenir la Fédération de la Gauche Démocrate et Socialiste (FGDS). Novembre 1971, les centristes fondent le Mouvement réformateur (englobant le Centre Démocrate, le Parti Radical, le centre républicain) et la Démocratie Socialiste. En 1974, ce même mouvement intègre la majorité de droite giscardienne, aboutissant à la création en 1978 de l’union pour la démocratie française (UDF).

Une autre partie des anciens centristes intègre la gauche, scindant définitivement le paysage politique français en deux partis : gauche-droite. Le bipartisme devient alors de mise en politique. Jusqu’à l’élection présidentielle de 2007 où François Bayrou fort de son score (18,57 %) tente de faire renaître de ses cendres, tel le Phénix, un centre digne de ce nom : le MoDem. François Bayrou peut-il s’imposer comme réconciliateur du centre ? Michel Jobert l'ancien Ministre des affaires étrangères se disait ni à droite, ni à gauche, et quand on lui demandait s'il se situait au centre, il répondait avec malice qu'il était ailleurs.

Du centre ou des centres ? État des lieux

Un petit diagnostic centriste s’impose. En France aujourd'hui, le courant dominant du Parti centriste est le « centre droit », formation participant uniquement à des politiques d'alliance avec la droite. Peut-on dès lors parler de centre ? L’indépendance et la neutralité ne semblant dans ce cas guère être garanties. Selon le journaliste politique Laurent de Boissieu, auteur d’un blog, (http://www.france-politique.fr/) (http://www.ipolitique.fr/), il existe plusieurs définitions du centre : le refus du bipolarisme, version François Bayrou, c’est-à-dire la constitution d’un centre comme troisième force politique, le Nouveau Centre, conduit par Hervé Morin, regroupant les anciens de l’UDF d’avant 98, c’est-à-dire l’UDF giscardienne et des ministres de l’ouverture, reposant sur le refus du bipartisme.

Vers un centre autonome ? Centres de tous les pays, unissez-vous !

En réalité, il n’y a jamais un centre, mais des centres : une tradition démocrate-chrétienne dont François Bayrou est l’héritier, une tradition « plus libérale » davantage proche de la droite et dont le Nouveau Centre est en quelque sorte porteur, et une tradition radicale, représentée actuellement par Jean-Louis Borloo, plus proche de la gauche. Ces trois traditions se sont parfois regroupées, parfois séparées.

 

Commentaires d'Aymeric BRELLMANN, Responsable du Centre pour la France à Thiais:

Le centre a des valeurs: l'humanisme, la liberté d'expression et d'entreprendre, le respect du pluralisme,...

Etre centriste, c'est s'inscrire dans la tradition libérale et démocrate chrétienne, à titre personnel, je me reconnais dans la politique qu'à prôner Jean Lecanuet et qu'à incarner Valéry Giscard D'estaing (Instauration de l'IVG, abaissement de la majorité à 18ans,...). Il nous faut poursuivre cette action et je peux le dire en homme indépendant quelque soit le parti politique: nous devons nous réunir ensemble et construire ensemble avec Jean Louis Borloo, François Bayrou, Jean Arthuis, Marielle de Sarnez, Charles de Courson, Jean Christophe Lagarde,...un parti libéral et démocrate

Laissons de côté nos querelles internes et les conflits d'intérets, car au final nous sommes d'accords sur l'essentiel!!  Aymeric BRELLMANN

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