Le président du MoDem François Bayrou s'est prononcé ce dimanche en faveur d'une primaire au centre

Publié le par thiaisdemocrate

bayrou affiche de campagneCe lu pour vous, 30 septembre 2012, TF1 - LCI

 

Le président du MoDem François Bayrou s'est prononcé ce dimanche en faveur d'une primaire au centre pour l'élection présidentielle affirmant que seuls "les faibles craignent la compétition".

Y aura-t-il une primaire au centre lors des prochaines élections présidentielles ? C'est en tout cas le souhait de François Bayrou, le président du MoDem, qui a réitéré dimanche sa main tendue à Jean-Louis Borloo expliquant qu'il n'y avait que "les faibles qui craignent la compétition".

François Bayrou a réitéré son offre de la semaine dernière sur une collaboration avec Jean-Louis Borloo, patron de la nouvelle UDI (Union des démocrates et indépendants) lors de la clôture des universités de rentrée du MoDem à Guidel, dans le Morbihan. François Bayrou souhaite l'unité au sein de la famille centriste.

 

"Le centre n'a pas d'adjectif"

Cette fois, François Bayrou s'est montré plus incisif à l'égard de Jean-Louis Borloo. "Il n'y a pas de centre-gauche, de centre-droit, le centre n'a pas besoin d'adjectif parce que, sans cela, c'est sa vocation qui disparaît. Il doit se définir par lui-même", a expliqué le président du MoDem. "Et ceux qui viennent nous dire que le centre doit forcément être à droite, ils disent que pour eux, le centre n'existe pas vraiment", a-t-il ajouté, à l'adresse des membres de l'UDI.

Mais "oui, nous pouvons travailler avec la droite, si elle est compatible, honorable et républicaine", a lancé l'ex-candidat à l'Elysée. François Bayrou avait auparavant fustigé "ceux qui cherchent à faire flamber les malaises pour les transformer en incendie, ceux qui se disent 'décomplexés' ou qui prétendent dire tout haut ce que les Français pensent tout bas", en référence à Jean-François Copé et Marine Le Pen.

 

 

"Le centre ne sera fort que lorsqu'il acceptera d'être uni"

 

Et "nous pouvons aussi travailler avec la gauche si l'évolution réformiste qui se dessine va à son terme", a-t-il ajouté, avant de répondre à l'ultimatum de Jean-Louis Borloo. "Nous pouvons nous allier mais pas nous dissoudre. Il n'y a pas d'alliance obligatoire parce que c'est une soumission", a souligné François Bayrou, en ironisant sur ceux qui, au PR, affirment que le centre est forcément à droite. "Celui qui ne devrait surtout pas dire cela, c'est le président du PR dont l'histoire s'est déroulée pour l'essentiel à gauche", a-t-il rappelé.

"Le centre ne sera fort que lorsqu'il acceptera d'être uni (...) Si cette démarche est acceptée dans le respect réciproque, il n'y aura aucun problème de leadership", a-t-il lancé. Et, concernant la présidentielle, "le jour venu, s'il y a plusieurs candidats, et bien, nous organiserons les primaires du centre". "Il n'y a que les faibles qui craignent la compétition. On débattra des orientations et le meilleur s'imposera", a encore dit François Bayrou.

 

Commentaires du Responsable du MODEM de Thiais:  Faire une primaire au centre est une excellente idée: lorsque l'on veut prétendre à la plus haute marche du podium, il faut avoir le courage du débat, de la confrontation d'idées et du suffrage des militants.

Aymeric BRELLMANN.

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