M.BAYROU DURCIT LE TON FACE AU "MONOPOLE" DU PS ET DE L'UMP.

Publié le par thiaisdemocrate

bayrou accuseCe lu pour vous, le Monde.fr, le 27 Février 2012

Du classique, mais avec un soupçon de véhémence dans le ton, pour tenter de faire la différence. Durant le week-end des 25 et 26 février, François Bayrou a fait feu de tout bois, avec un objectif simple : éviter la marginalisation en douceur qui le guette. Car après un début de campagne salué par les sondages, il est désormais à la peine, aux alentours de 11 % à 13 % des intentions de vote, loin derrière François Hollande et Nicolas Sarkozy.

Samedi, le candidat centriste a bouclé sa série de "forums" programmatiques en annonçant sa volonté, s'il est élu, de faire un référendum sur la "moralisation" de la vie politique. Dimanche matin, il a enfilé son costume d'exploitant pour sillonner les travées du Salon de l'agriculture, à Paris, au lendemain de la visite de M. Sarkozy. L'occasion d'ironiser sur ceux qui ne viennent qu'"une fois par an" pour "flatter les croupes des vaches". Puis, le soir, invité du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI, il s'en est pris, cette fois, à M. Hollande, jugé "condescendant" et sujet à l'"excès de confiance".

GOUVERNEMENT RESSERRÉ

Des railleries, il y en a donc eu pour les deux candidats du "monopole", comme le dit M. Bayrou. Samedi, à la Maison de la chimie, devant une salle acquise, le président du MoDem avait déjà lâché ses coups. "Ils sont l'un et l'autre à la tête des deux partis qui ont bafoué depuis des années les principes que nous tenons pour sacrés. Ils ont mis à mal sans cesse la séparation des pouvoirs. Ils ont accumulé les privilèges partisans, ils ont tous deux des affaires à la pelle et des cadavres dans les placards", a-t-il lancé.

Difficile d'aller plus loin. Même si M. Bayrou a dénoncé la pratique du pouvoir de l'UMP, "perpétuelle installation d'affidés ou de récompensés dans une multitude de fonctions d'Etat", il a réservé ses flèches les plus acérées au PS. "Ils ont plus de pouvoirs locaux, municipaux, départementaux, régionaux, qu'aucun parti n'en a jamais eus depuis que la République est République. Ils pratiquent savamment l'art d'additionner les privilèges, les élus étant si souvent en même temps salariés d'autres élus, d'autres collectivités, de groupes politiques dans d'autres assemblées ou de structures collectives. Dépendants de ces réseaux, ils ne sont plus libres de leur parole."

"Produire", "instruire" et maintenant "construire" la démocratie : voilà désormais le troisième pan annoncé de son programme, qu'il égrène depuis son entrée en campagne. M. Bayrou prône l'organisation, s'il est élu, d'un référendum sur la "moralisation" de la vie publique dès le 10 juin. Il veut un gouvernement resserré de moins de vingt ministres, une interdiction du cumul des mandats pour les députés et la limitation pour les sénateurs, la diminution du nombre de députés d'un tiers, et l'instauration de la proportionnelle pour le quart des sièges à l'Assemblée nationale. Cette dernière est une mesure-clé pour M. Bayrou : le MoDem, aujourd'hui, ne compte en effet que trois élus au Palais-Bourbon (M. Bayrou, Jean Lassalle et Abdoulatifou Aly).

 

SUPPRESSION DES MICROPARTIS

Autre proposition, la suppression des micropartis qui sont au nombre de 300 et assurent, selon M. Bayrou, "des financements illicites à ceux qui n'acceptent pas les disciplines de notre loi". Ces partis avaient créé la polémique au moment de l'affaire Woerth-Bettencourt, en 2010.

Samedi, M. Bayrou, en appui de son discours sur la moralisation, a reçu opportunément le soutien public de l'ex-avocat général à la cour d'assises de Paris, Philippe Bilger, qui l'avait déjà soutenu en 2007. Au Salon de l'agriculture, dimanche, M. Bayrou a défendu sa proposition de référendum. "On en parle depuis des années, avec moi ce serait fait le 10 juin", affirme-t-il.

Mais il a surtout renoué avec sa posture de défenseur du monde rural et agricole de 2007, en second plan dans sa campagne de 2012, qu'il a axée sur l'industrie et le "produire en France". "Il faut arrêter de parler aux agriculteurs comme à un électorat, mais comme à des hommes et des femmes", a-t-il répété... à la nuée de caméras qui l'entouraient, cordon souvent infranchissable.

 

Commentaires du MODEM de Thiais: On peut effectivement les nommer les partis du monopole: l'UMP et le PS, qui chacun dans leur baronnie, ont l'unique et la seule volonté que les choses ne changent pas. Alors, c'est le peuple français qui a le dernier mot, c'est lui qui vote, les élus n'étant que l'émanation du peuple français!!!! Pour le MODEM de Thiais, Aymeric BRELLMANN

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