Mariage gay : Bayrou évoque une "menace d'éclatement de la société française"

Publié le par thiaisdemocrate

F.BAYROU à l'Elysée-copie-1Ce lu pour vous, le Point.fr,

François Bayrou, président du MoDem, a vu mardi dans les manifestations anti-mariage homosexuel un "mouvement considérable" illustrant la "menace d'éclatement" pesant, selon lui, sur la société française. Comme i>Télé lui demandait si la "Manif pour tous" avait vocation à structurer la vie politique française, l'ex-candidat à l'Élysée a répondu : "Je ne crois pas. Mais je pense que c'est un mouvement considérable. Ça veut dire - on le voit depuis longtemps, même si le pouvoir n'a pas voulu le regarder pas plus aujourd'hui qu'hier - qu'il y a dans la société française une menace de fragmentation, d'éclatement".

Le menace "se manifeste en particulier sur tout ce qui est sociétal, dans la famille", selon François Bayrou. "Il y a en France - et je crois légitimement - beaucoup d'hommes et de femmes qui sont inquiets parce que ce qu'ils ont de plus précieux, ils le ressentent comme menacé." "Ceux-là ont le droit d'être entendus", a dit l'ancien député béarnais. "Je ne crois pas évidemment qu'on effacera cette loi, mais on peut en faire le bilan, voir dans trois ans" ce que l'ouverture au mariage et à l'adoption pour couples homosexuels aura apporté, a suggéré François Bayrou.

"Surtout il y a une réflexion beaucoup plus large à mener sur la famille, la manière dont on l'aide", a ajouté le dirigeant centriste, hostile à la suppression des allocations familiales à partir d'un certain seuil de revenus.

 

Commentaires d'Aymeric BRELLMANN, Responsable du Centre pour la France, MODEM de Thiais: Evidemment, que l'on ne pourra pas annuler ni revenir sur une loi comme cela, à ceux qui le disent, je veux leur dire d'arrêter cette démagogie politico-politicienne.

Mais, cette loi, a finalement profondemment divisé les Français, à un moment où au regard de la crise économique avec des défis énormes pour notre pays, il aurait fallu dépenser notre énergie à les unir, à les fédérer. La semaine prochaine, devrait être annoncé une suppression des allocations familiales pour les familles dite "aisées".

Arrêtons de s'en prendre aux familles, car la cellule familiale reste dans un monde où tout bouge, où les idendités se délitent, où la financiarisation de l'économie accroît parfois l'inhumanité de certaines décisions, un moment de douceur, de partage, d'humanisme et de solidarité.

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