Pour son premier meeting, Bayrou en appelle au "peuple" français
Lu pour vous, TF1.fr, édition numérique du 19/01/2012.
"Le candidat du MoDem à la présidentielle avait choisi Dunkerque pour tenir son premier grand meeting de campagne. S'il a rappelé avoir l'habitude de "fuir les grands mots", il a fait de son discours une ode à la "résistance" et au "peuple" français qui seul peut "ressaisir le destin" du pays.
C'est en terre socialiste que François Bayrou a décidé de lancer sa campagne présidentielle. Pour son premier meeting, il a choisi Dunkerque. Et a rappelé aux militants que le "troisième homme" de 2007 était toujours là. Devant près de 1300 personnes, le candidat du MoDem a lancé un appel à la "résistance". Un mot utilisé plus de vingt fois. Tout comme le mot "peuple". "Le sujet principal de cette élection est le peuple français", a-t-il lancé précisant que "nous allons à nouveau faire rimer le nom de France avec le beau mot de résistance". "L'enjeu de cette élection, c'est que ce nous avions perdu, comme le "produire en France", nous allons le retrouver".
Pendant une heure et quart, celui qui "d'habitude essaie de fuir les grands mots" a parlé "au nom" des "petits, des obscurs, des sans-grades", évoquant les "Quatre chevaliers de l'Apocalypse" qui sont aujourd'hui pour lui "le chômage, la chute du pouvoir d'achat, les déficits et la dette". Tout en employant parfois les mêmes termes que Marine Le Pen, il s'est défendu de tout "populisme", indiquant qu'il souhaitait être "populaire". Il a d'ailleurs regretté que le mot "peuple", au cœur de son intervention jeudi soir, soit désormais devenu "l'injure suprême".
Il a fustigé le "choix éternel" entre le candidat de l'UMP et celui du PS lors de la présidentielle. Il a également plaidé pour un "choc", seul capable de nous permettre de "tourner la page sur les dérives, les faiblesses, les affaires, les privilèges" mais a refusé un choc "des extrêmes", dont le Front national. Selon lui, les solutions proposées par le parti de Marine Le Pen sont "dangereuses et conduisent au malheur". "Si on veut le changement, il faut que ce soit un changement républicain", a-t-il déclaré. A la fin de son intervention, il s'est mis dans la peau du "peuple français": "Devant l'inacceptable, je dis non. Devant l'inacceptable, je résiste. Devant l'inacceptable, je prends la décision de changer le monde". Et de conclure sur son slogan de campagne : "un pays uni, rien ne lui résiste". "
Ajout du MODEM de Thiais
Oui quel noble mot, et quel bagage transporte cette notion de résitance.
Nous en avons entendu des extraits... des frissons. François Bayrou est un véritable homme d'Etat.
Pour le MODEM de Thiais, Aymeric BRELLMANN