Législatives: la direction de l'UMP divisée sur une dose de proportionnelle
Lu pour vous, Le Parisien, édition numérique du 18 janvier 2012.
"La direction de l'UMP est apparue mercredi divisée sur l'instauration d'une dose de proportionnelle aux législatives, Jean-François Copé s'y montrant défavorable, à l'inverse de ses deux adjoints Marc-Philippe Daubresse et Hervé Novelli.
Interrogé lors du point presse hebdomadaire de l'UMP sur cette revendication à la fois du candidat du MoDem à la présidentielle, François Bayrou, et de l'ex-ministre Jean-Louis Borloo, le secrétaire général de l'UMP s'est dit "à titre personnel" et "indépendamment de toute logique d'alliance ou autre", "pas favorable à la proportionnelle à l'Assemblée", contrairement aux municipales.
"Le système de la Ve République est fondé sur l'expérience malheureuse de la IVe, lieu de toutes les absences de majorité, la proportionnelle conduisant à morceler la composition de l'Assemblée", a-t-il fait valoir.
"La Ve a permis de dégager des majorités claires et des oppositions claires. Dans les périodes que nous vivons, nous avons besoin d'efficacité politique. Je conçois que des minorités puissent regretter de ne pas être représentées mais l'Assemblée, elle est d'abord là pour porter et incarner des majorités qui soient cohérentes pour des projets cohérents et non pas des arrangements de petites formations entre elles", a insisté M. Copé, issu du RPR.
Assis à ses côtés sur la tribune, M. Novelli (libéral) a indiqué qu'à l'inverse lui était, "à titre personnel", "favorable à une dose de proportionnelle", tout "dépendant de la dose".
"On voit aujourd'hui le problème qui serait posé si d'aventure Marine Le Pen ne pouvait pas recueillir les 500 signatures" avec "un nombre non négligeable de Français" qui "pourraient être privés d'exprimer une préférence au premier tour", a-t-il souligné.
Pour M. Novelli, avoir "une représentation sur une dose de proportionnelle qui n'altérerait pas les majorités", avec "un système qui s'apparente au système municipal" est "une question qu'il faut regarder de près".
Même son de cloche pour M. Daubresse, venu de l'UDF. "J'y suis favorable" et "c'est la position des centristes depuis toujours" car "cela permet de garantir une majorité et d'éviter une sorte de déni démocratique". "Me voilà mis en minorité !" a alors lancé en souriant M. Copé.
En revanche, pour M. Daubresse, se pose le problème du "calendrier" d'une telle réforme pour les législatives de juin car "traditionnellement", "c'est compliqué de faire une réforme de ce type" avant une élection.
Le PS s'est lui prononcé pour l'instauration d'une dose de proportionnelle aux législatives, réclamée par les écologistes."
Ajout du MODEM de Thiais
Oui, une bonne dose de proportionnelle pour que la majorité des français puissent être représentés à la...représentation nationale.
Un bel "exemple d'unité" au sein d'un parti sur un sujet qui touche à l'unité nationale.
Pour rassurer, M.Coppé qui a un mauvais souvenir de la 4ème république, qu'il n'oublie pas que ce sont les hommes qui font les systèmes, et non pas l'inverse.
Difficile de faire admettre à l'UMPS la nécessité de sortir su système bipartite, qui provoque le dés-amour des français pour la politique et une consanguinité élective souvent néfaste au renouvellement de la classe dirigeante.
Pour le MODEM de Thiais, Aymeric BRELLMANN