POUR MELENCHON, FRANCOIS BAYROU EST "SUPER-LIBERAL" ? FAITES MOIS RIRE ! (REPONSE D'UN MILITANT)

Publié le par thiaisdemocrate

bayrou2012-copie-1.jpgLu pour vous, le + Nouvel Obs, édition numérique du 07 janvier 2012, et sa vidéo.

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"LE PLUS. Selon le candidat du Front de Gauche, François Bayrou est un "adversaire". Mais en le qualifiant de super-libéral qui voudrait appliquer une "super-austérité", Yves Delahaie, militant MoDem, estime que Jean-Luc Mélenchon s'avance trop vite.

Jean-Luc Mélenchon est bougon. Il est énervé. Pas seulement parce qu’il ne décolle pas dans les sondages. Mais aussi parce que tout le monde ne parle que de "lui". Tout le monde "lui" fait la Cour. Tout le monde "s’égare", à l’entendre. "Lui" ? François Bayrou, bien évidemment !

Déjà, le Front de Gauche n’avait pas eu de mots assez durs pour François Hollande quand celui-ci avait évoqué le Président du MoDem dans un gouvernement futur… Son parti avait mis la main à la pâte en produisant une brochure d’une mauvaise foi sans nom pour tenter de déstabiliser l’homme qui monte. En vain.

 

Bayrou, personnalité politique préférée des Français


L'observatoire politique du CSA publié jeudi 5 janvier confirme la percée de François Bayrou : le Béarnais n’est pas seulement crédité de 14% d’intention de votes ; il est devenu le personnage politique préféré des Français. Ni plus, ni moins. Et avec une très forte augmentation chez les 18/24 ans (+19 points en 1 mois).


Alors, lorsqu'Eva Joly a évoqué l’idée d’un pacte de désistement pour battre Nicolas Sarkozy, lors de ses voeux,  allant du Front de Gauche au MoDem, Mélenchon a vu rouge :

 

"Le programme de François Bayrou est rigoureusement incompatible avec la gauche. Il propose la hausse de la TVA et un plan de rigueur de 100 milliards d'euros. Il refuse de recréer les postes d'enseignants supprimés par Sarkozy. La gauche n'a rien à voir avec de telles orientations."


Oui il est vrai que François Bayrou est pour l’adoption des couples homosexuels, pour le droit de vote des étrangers aux élections locales, pour sanctuariser l’éducation nationale et rompre avec les suppression macabre de l’administration Sarkozy tout en préservant le cadre des 18 heures des enseignants contrairement notamment à François Hollande ! Quel affreux homme de droite pour reprendre la sémantique de l’hydre bipartite atteinte d’hémiplégie.

 

Super-austérité ?


Certains viendront rétorquer que Mélenchon parle de la vision économique de François Bayrou. La lubie de Mélenchon. Haro sur le Béarnais, un "super libéral" qui voudrait appliquer une "super-austérité" !


Membre du Conseil National du MoDem, et adhérent de ce mouvement depuis sa création, j’ai eu l’occasion d’entendre plus d’une fois François Bayrou sur sa vision du Monde. Plus que l’immense majorité des Français. Je me souviens notamment de notre conseil en novembre dernier où je me lamentais de voir les médias et certains politiques persister à nous placer tantôt à gauche, tantôt à droite, en fonction des humeurs et des opportunités, et François Bayrou de me répondre, avec le sourire et une assurance à toute épreuve : "mais laisse les dire. Nous on sait où l’on va".

 

Bayrou le philosophe face au sophiste Sarkozy : l’affiche est belle. Mais elle est d’autant plus parlante quand l’image, dérobée, vient l’illustrer avec brio.

 

Et quel meilleur réalisateur pouvait le faire, si ce n’est Serge Moati, l’homme qui filme la politique comme aucun. Celui qui a créé la politique cinématographique. Tous les mois, sur France 3 est diffusé un épisode de 50 minutes de la série intitulée "Elysée 2012 la vraie campagne". Ce jeudi, un extrait a particulièrement attiré mon attention. Comme un réponse aux mensonges de Jean-Luc Mélenchon :

Ah qu’il est doux ce moment où l’on découvre le vrai François Bayrou, aux antipodes du "super-libéral", costume dans lequel la gauche caricaturale veut le déguiser. Et Bayrou fait la leçon à Jean Arthuis, l’ancien Président de la Commission des Finances du Sénat à propos de ce que Mélenchon lui-même ne pourrait renier : "ça n’est pas en faisant la course à baisser le coût du travail perpétuellement qu’on arrivera à retrouver le niveau de compétition nécessaire."

 

La mascarade étant terminée, nous pouvons passer au discours de vérité, à présent, non ?"

Par Yves DELAHAIE.

 

Ajout du MODEM de Thiais :

Merci à Monsieur DELAHAIE. C'est une vraie sommité du monde enseignant qui nous offre ici une véritable analyse éclairée. A savourer.

Et pour Monsieur Melenchon, il faut mieux faire envie que pitié.

Pour le MODEM de Thiais, Aymeric BRELLMANN

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